la prune, en 1148
Le blé, en 1899
Le blé
« Fauché comme les blés » En 1899
Fauché, à l'origine participe passé du verbe 'faucher', est une simple métaphore qui assimile l'état du portemonnaie de la personne totalement démunie (il n'y reste rien) à celui du champ complètement fauché (il n'en reste rien). Selon Gaston Esnault, elle date de 1877. Quant à son extension avec 'comme les blés', elle serait apparue en 1899. Si cette comparaison coule de source (le destin d'un champ de blé est d'être fauché), il faut aussi y voir une certaine malice, puisqu'en argot, le 'blé' désigne l'argent.

Le couteau, en 1965
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Le couteau « Sa bite et son c…… » En 1965 Voilà une expression argotique récente qui ne semble dater que de la seconde moitié du XXe siècle : on en trouve une attestation en 1965 dans « La grande marrade » de Claude Néron. Cette expression symbolise donc un certain dénuement ou la capacité à réaliser des choses avec très peu de moyens. Lorsque l'individu concerné doit accomplir une tâche « avec sa bite et son couteau », c'est qu'il doit la réaliser avec les seuls moyens dont il dispose, ne pas s'attendre à pouvoir en disposer d'autres. À l’inverse c’est aussi un reproche pour un homme peu prévoyant et mal outillé. |
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Le pain, en 1871
Le pain
"Casser la croûte » En 1871
Cette expression est attestée à partir de 1871. On disait d'abord "casser la croûte avec quelqu'un" ce qui voulait dire "partager son pain avec quelqu'un", donc manger avec lui. Puis le 'pain' a été compris plus largement comme la nourriture ou le repas. Quant à 'casser', si on casse effectivement la croûte d'un pain dont on arrache un morceau, on peut aussi l'assimiler à mâcher ou mastiquer. C'est de cette généralisation du sens de 'casser' et de 'croûte' que, de la locution initiale, on est arrivé à celle d'aujourd'hui où on peut parfaitement mastiquer de la nourriture, autrement dit casser la croûte, tout seul.


















